woensdag 20 februari 2013

Iran, Bam and its Cultural Landscape

Bam is situated in a desert environment on the southern edge of the Iranian high plateau. The origins of Bam can be traced back to the Achaemenid period (6th to 4th centuries BC). Its heyday was from the 7th to 11th centuries, being at the crossroads of important trade routes and known for the production of silk and cotton garments. The existence of life in the oasis was based on the underground irrigation canals, the qanāts, of which Bam has preserved some of the earliest evidence in Iran. Arg-e Bam is the most representative example of a fortified medieval town built in vernacular technique using mud layers (Chineh ).



Bam and related sites represent a cultural landscape and an exceptional testimony to the development of a trading settlement in the desert environment of the Central Asian region. It developed at the crossroads of important trade routes at the southern side of the Iranian high plateau, and it became an outstanding example of the interaction of the various influences. It is an outstanding example of a fortified settlement and citadel in the Central Asian region, based on the use of mud layer technique (Chineh) combined with mud bricks (Khesht).
The cultural landscape of Bam is an outstanding representation of the interaction of man and nature in a desert environment, using qanats. The system is based on a strict social system with precise tasks and responsibilities, which have been maintained in use until the present, but has now become vulnerable to irreversible change.
Bam is situated between Jebal Barez Mountains and the Lut Desert at 1,060 m above sea level in south-eastern Iran. The city was affected by the 6.5 Richter scale earthquake on 26 December 2003. More than 26,000 people lost their lives and a large part of the town was destroyed.
Bam grew in an oasis created mainly thanks to an underground water management system (qanats ), which has continued its function until the present day. The principal core zone consists of the Citadel (Arg-e Bam) with its surroundings. Outside this area, the specified remains of protected historic structures include: Qal'eh Dokhtar (Maiden's Fortress, c . 7th century), Emamzadeh Zeyd Mausoleum (11th-12th centuries), and Emamzadeh Asiri Mausoleum (12th century). The Enclosure of the Citadel (Arg-e Bam) has 38 watchtowers; the principal entrance gate is in the south, and there are three other gates. A moat surrounds the outer defence wall, which encloses the Government Quarters and the historic town of Bam. The impressive Government Quarters are situated on a rocky hill (45 m high) in the northern section of the enclosure, surrounded by a double fortification wall. The main residential quarter of the historic town occupies the southern section of the enclosure. The notable structures include the bazaar extending from the main south entrance towards the governor's quarters in the north. In the eastern part, buildings include the Congregational Mosque, the Mirza Na'im ensemble (18th century), and the Mir House. The mosque may be one of the oldest built in Iran, going back to the 8th or 9th centuries, probably rebuilt in the 17th century. The north-western area of the enclosure is occupied by another residential quarter, Konari Quarter.
The beginnings of Bam are fundamentally linked with the invention and development of the qanat system. The technique of using qanats was sufficiently well established in the Achaemenid period (6th-4th centuries BC). The archaeological discoveries of ancient qanats in the south-eastern suburbs of Bam are datable at least to the beginning of the 2nd century BC. A popular belief attributes the foundation of the town itself to Haftvad, who lived at the time of Ardashir Babakan, the founder of the Sassanian Empire (3rd century BC). The name of Bam has been associated with the 'burst of the worm' (silk worm). Haftvad is given as the person who introduced silk and cotton weaving to the region of Kerman.
Source: UNESCO/CLT/WHC

Historical Description

[in French only]
Les débuts du développement du site de Bam sont indissociablement liés à l'invention et au développement du système de qanāt. Cette invention a fondamentalement vu le jour en Iran, pays dont une grande partie n'aurait été ni habitable ni cultivable si l'on n'avait pas pu transporter l'eau sur de longues distances. À la période achéménide (VIe au IVe siècle avant J.-C.), l'usage des qanāt était suffisamment bien établi pour justifier leur promotion systématique dans les autres régions de l'empire. Les découvertes archéologiques d'anciens qanāt dans la banlieue sud-est de Bam, sur la faille, les font remonter au moins au début du IIe siècle avant J.C. (période parthe), là où se trouvaient et sont toujours les champs agricoles (proches de la zone de Baravat). On peut aussi dater certaines structures de la citadelle de la période achéménide, ce qui indique que le site était certainement habité depuis le premier millénaire avant J.-C.
Une croyance populaire attribue la fondation de la ville à Haftvad, contemporain d'Ardachir Babakan, fondateur de l'empire sassanide (IIIe siècle avant J.-C.). Haftvad est présenté comme celui qui introduisit la soie et le tissage du coton à Bam ; les vêtements de grande qualité devinrent une marchandise d'exportation importante pour la ville. La croyance populaire associe d'ailleurs le nom de Bam à l' « éclosion du ver » (ver à soie). Bam est ainsi devenue un important pôle de commerce et d'échange.
Les auteurs islamiques mentionnent pour la première fois le nom de Bam au Xe siècle ; à l'époque, c'était déjà une place marchande bien établie, apparemment entourée, selon leurs écrits, de peuplements agricoles. Elle comptait trois mosquées : la principale se trouvait à l'intérieur des fortifications ; à l'extérieur se dressait la mosquée Hazrat-e Rasul. Bam était alors célèbre pour la production d'élégants vêtements de coton, pour la puissance de sa forteresse, pour ses bazars animés et ses palmiers. Les écrivains faisaient référence au système des qanāt, fournissant de l'eau potable et irriguant les cultures. Les fouilles archéologiques conduites après le tremblement de terre ont confirmé cette information.
À la mort de Toqrol Shah le Seldjoukide à Jiroft, en 1168/1169, une guerre de succession entre ses fils se déclencha. La situation politique empira et, en 1179, la province du Kerman, englobant Bam, subit une invasion destructrice des nomades Ghūz, tribu turque apparentée aux Seldjoukides.
En 1213, le grand seigneur maître de Zuzan conquit la totalité du sud-est de l'Iran. À Bam, les murailles furent détruites. Les attaques mongoles qui commencèrent en 1220 étaient essentiellement concentrées sur le nord de l'Iran, mais l'instabilité résultante se fit sentir jusque dans le sud. Bam fut libérée des impôts, et les fortifications reconstruites. En 1342, le roi Amir Mobarez al-Din reprit la citadelle, et les murs furent à nouveau restaurés. Vers 1408-1409, un général timuride occupa Bam. Il commanda la restauration de la citadelle, ordonnant au peuple de construire leurs maisons à l'intérieur de l'enceinte.
Du XVIe au XVIIIe siècle, l'Iran connut une période de calme et de prospérité. À l'époque, Bam était toujours le centre du commerce des vêtements de soie et de laine, ainsi que du cachemire. Au XVIIIe siècle, elle jouait également un rôle stratégique en tant que forteresse frontière. Elle fut occupée deux fois par les Afghans, une première fois en 1719 puis en 1721-1730. Elle fut reprise par le gouvernement perse (Afshar, Zand, puis la dynastie Kadjar). En 1841, pendant la période Kadjar, Bam et Kerman furent brièvement occupées par la secte des Ismaïliens.
À partir du XIXe siècle, la ville s'étendit en dehors des fortifications, et un nouveau peuplement, avec des jardins et des dattiers, fut établi à environ 1 km au sud-ouest de l'Arg. À l'intérieur de la zone fortifiée, les quartiers résidentiels furent réduits progressivement à l'état de ruines. En 1881, du fait de l'expansion du contrôle du gouvernement perse central vers les provinces isolées de l'Est (Balûchistân et Makran), Bam perdit son statut de siège du gouverneur en faveur de Bampur, dans le sud-est ; elle demeura toutefois sa résidence d'été. La population et les activités commerciales continuèrent de croître. De 6 000 habitants environ dans les années 1880, le nombre passa à 13 000 en 1895 et à 30 000 en 1976. À l'époque du tremblement de terre, en 2003, la population frôlait les 100 000 habitants. Arg-e Bam resta essentiellement une base militaire jusque dans les années 1930, époque à laquelle l'armée partit. Le site fut déclaré site protégé en vertu de la législation nationale en 1945, et la première restauration eut lieu en 1948. Une campagne de restauration plus vaste commença en 1976.

Geen opmerkingen:

Een reactie plaatsen