donderdag 8 maart 2012

Mauritius, Le Morne Cultural Landscape

Le Morne Cultural Landscape, a rugged mountain that juts into the Indian Ocean in the southwest of Mauritius was used as a shelter by runaway slaves, maroons, through the 18th and early years of the 19th centuries. Protected by the mountain’s isolated, wooded and almost inaccessible cliffs, the escaped slaves formed small settlements in the caves and on the summit of Le Morne. The oral traditions associated with the maroons, have made Le Morne a symbol of the slaves’ fight for freedom, their suffering, and their sacrifice, all of which have relevance to the countries from which the slaves came - the African mainland, Madagascar, India, and South-east Asia. Indeed, Mauritius, an important stopover in the eastern slave trade, also came to be known as the “Maroon republic” because of the large number of escaped slaves who lived on Le Morne Mountain.



n understanding of the role Mauritius played in the India Ocean slave trade has developed in response to research in recent years. Slaves first reached Mauritius in 1639 only a year after the Dutch East India Company established its first settlement on the island. During the 1640s more than 300 slaves were imported form Madagascar to exploit the natural resources of the island and slaves remained part of the population until 1710 when the Dutch abandoned the island.
Eleven years later slaves accompanied the first French colonists. By 1740 slaves outnumbered the white population by almost seven to one. A royal decree opening the island to free trade by all French nationals in 1769 led to an increase in trade and population with slaves being bought not just in Madagascar but also the slave markets of Kilwa and Zanzibar (now in Tanzania). The increase in the slave population was dramatic rising from around 15,000 in 1767 to around 49,000 in 1797. During the later 18th century they accounted for around 80-85% of the population. By the early 19th century there were around 60,000 slaves; thereafter the numbers declined but still accounted for two-thirds of the population at the time of emancipation in 1835.
Slaves in Mauritius came from throughout the Indian Ocean and beyond. Colonial censuses record people from Madagascar, Mozambique, Guinea Coast of West Africa, Canary Islands, Abyssinia, and from the Indian subcontinent - there is mention of Bengalis, Malabars and Timorians for instance. The slaves were usually recorded as belonging to one of four groups: Creole or locally born, Malagasy, Mozambiquan and Indian. Overall about 40% seemed to have come from east Africa, 50% from Madagascar, 6.8% from India and the remainder from elsewhere such as West Africa.
A village called Trou Chenilles was established for freed slaves on the southern foot of Le Morne Mountain. The village was hit by a cyclone in 1945 and moved to a location further east along the coast. It was moved again in 1964 to the present location of Le Morne Village, to the southeast of Le Morne Mountain along the coast. It is largely inhabited by Creoles, descendants of maroon Slaves who lived on and around Le Morne Mountain. The village residents have maintained a spiritual connection with Le Morne Mountain which they regard as sacred. The community is custodian to traditions including music, dance, story-telling and cuisines handed down from their slave ancestors.
In the past decade, parts of the core and buffer zones have been developed including five resort hotels along the coast, an upmarket residential settlement, the Morcellement Cambier on the north-western foot of Le Morne Mountain, and six houses on the southern foot of the mountain.


De récentes recherches ont permis de comprendre le rôle de l'île Maurice dans le trafic des esclaves dans l'océan Indien. Les premiers esclaves arrivèrent à Maurice en 1639, une année seulement après l'installation de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales dans l'île. Dans les années 1640, plus de 300 esclaves furent amenés de Madagascar pour exploiter les ressources naturelles de l'île et ces esclaves firent partie la population jusqu'au départ des Néerlandais en 1710.
Onze ans plus tard, des esclaves accompagnèrent les premiers colons français qui prirent pied sur l'île. En 1740, les esclaves étaient plus nombreux que la population blanche dans une proportion proche de sept pour un. Un décret royal de 1769, faisant de l'île une zone franche pour tous les ressortissants français, conduisit à une intensification du commerce et à une augmentation de la population, les esclaves étant amenés non seulement de Madagascar, mais aussi des marchés d'esclaves de Kilwa et de Zanzibar (aujourd'hui en Tanzanie). L'augmentation de la population esclave fut spectaculaire, passant de 15 000 en 1767 à environ 49 000 en 1797. À la fin du XVIIIe siècle, ils représentaient approximativement 80 à 85 % de la population. Au début du XIXe siècle, ils étaient environ 60 000. Par la suite, leur nombre diminua, mais ils comptaient encore pour les deux tiers de la population à l'époque de l'émancipation en 1835.
Selon les recensements coloniaux, les esclaves à Maurice provenaient de tout l'océan Indien et au-delà : Madagascar, Mozambique, Guinée, côte guinéenne d'Afrique occidentale, îles Canaries, Abyssinie, mais aussi du sous-continent indien : Bengale, Malabar et Timor par exemple. Les esclaves étaient classés habituellement dans un des quatre groupes suivants : créoles ou nés à Maurice, Malgaches, Mozambicains et Indiens. Globalement, environ 40 % d'entre eux venaient d'Afrique de l'Est, 50 % de Madagascar, 6,8 % d'Inde et le reste d'autres régions comme l'Afrique de l'Ouest.
Un village appelé Trou Chenilles fut créé pour les esclaves libérés au pied de la montagne du Morne. Le village fut dévasté par un cyclone en 1945 et reconstruit plus à l'est sur la côte. Il fut encore déplacé en 1964 à son actuel emplacement du village du Morne, au sudouest de la montagne du Morne sur la côte. Il est essentiellement habité par des créoles, descendants des esclaves marrons, qui vivaient sur la montagne du Morne et dans ses environs. Les villageois ont conservé un lien spirituel avec la montagne du Morne qu'ils considèrent comme sacrée. La communauté est gardienne des traditions - musique, danse, contes et cuisine - transmises par leurs ancêtres esclaves.
Au cours des dernières décennies, des parties de la zone principale et de la zone tampon ont connu un développement, notamment la construction de cinq ensembles hôteliers le long de la côte, des constructions résidentielles haut de gamme à Morcellement Cambier au nord-ouest de la montagne du Morne, et six maisons au sud de la montagne.
De récentes recherches ont permis de comprendre le rôle de l'île Maurice dans le trafic des esclaves dans l'océan Indien. Les premiers esclaves arrivèrent à Maurice en 1639, une année seulement après l'installation de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales dans l'île. Dans les années 1640, plus de 300 esclaves furent amenés de Madagascar pour exploiter les ressources naturelles de l'île et ces esclaves firent partie la population jusqu'au départ des Néerlandais en 1710.
Onze ans plus tard, des esclaves accompagnèrent les premiers colons français qui prirent pied sur l'île. En 1740, les esclaves étaient plus nombreux que la population blanche dans une proportion proche de sept pour un. Un décret royal de 1769, faisant de l'île une zone franche pour tous les ressortissants français, conduisit à une intensification du commerce et à une augmentation de la population, les esclaves étant amenés non seulement de Madagascar, mais aussi des marchés d'esclaves de Kilwa et de Zanzibar (aujourd'hui en Tanzanie). L'augmentation de la population esclave fut spectaculaire, passant de 15 000 en 1767 à environ 49 000 en 1797. À la fin du XVIIIe siècle, ils représentaient approximativement 80 à 85 % de la population. Au début du XIXe siècle, ils étaient environ 60 000. Par la suite, leur nombre diminua, mais ils comptaient encore pour les deux tiers de la population à l'époque de l'émancipation en 1835.
Selon les recensements coloniaux, les esclaves à Maurice provenaient de tout l'océan Indien et au-delà : Madagascar, Mozambique, Guinée, côte guinéenne d'Afrique occidentale, îles Canaries, Abyssinie, mais aussi du sous-continent indien : Bengale, Malabar et Timor par exemple. Les esclaves étaient classés habituellement dans un des quatre groupes suivants : créoles ou nés à Maurice, Malgaches, Mozambicains et Indiens. Globalement, environ 40 % d'entre eux venaient d'Afrique de l'Est, 50 % de Madagascar, 6,8 % d'Inde et le reste d'autres régions comme l'Afrique de l'Ouest.



Un village appelé Trou Chenilles fut créé pour les esclaves libérés au pied de la montagne du Morne. Le village fut dévasté par un cyclone en 1945 et reconstruit plus à l'est sur la côte. Il fut encore déplacé en 1964 à son actuel emplacement du village du Morne, au sudouest de la montagne du Morne sur la côte. Il est essentiellement habité par des créoles, descendants des esclaves marrons, qui vivaient sur la montagne du Morne et dans ses environs. Les villageois ont conservé un lien spirituel avec la montagne du Morne qu'ils considèrent comme sacrée. La communauté est gardienne des traditions - musique, danse, contes et cuisine - transmises par leurs ancêtres esclaves.
Au cours des dernières décennies, des parties de la zone principale et de la zone tampon ont connu un développement, notamment la construction de cinq ensembles hôteliers le long de la côte, des constructions résidentielles haut de gamme à Morcellement Cambier au nord-ouest de la montagne du Morne, et six maisons au sud de la montagne.


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