dinsdag 6 maart 2012

Germany, Mines of Rammelsberg, Historic Town of Goslar and Upper Harz Water Management System

The Upper Harz mining water management system, which lies south of the Rammelsberg mines and the town of Goslar, has been developed over a period of some 800 years to assist in the process of extracting ore for the production of non-ferrous metals. Its construction was first undertaken in the Middle Ages by Cistercian monks, and it was then developed on a vast scale from the end of the 16th century until the 19th century. It is made up of an extremely complex but perfectly coherent system of artificial ponds, small channels, tunnels and underground drains. It enabled the development of water power for use in mining and metallurgical processes. It is a major site for mining innovation in the western world.


Rammelsberg-Goslar is the largest and longest-lived mining and metallurgical complex in the central European metal-producing region whose role was paramount in the economy of Europe for many centuries. It is a very characteristic form of urban-industrial ensemble which has its most complete and best preserved expression in Europe at Rammelsberg-Goslar.
Rammelsberg lies 1 km south-east of Goslar, in the Harz Mountains. It has been the site of mining for metalliferous ores and metal production (silver, copper, lead, zinc and gold) since as early as the 3rd century BC. The first documentary mention of Rammelsberg is from the beginning of the 11th century. The rich deposits of silver ore there were one of the main reasons for siting an imperial residence at the foot of the Rammelsberg mountain by Emperor Henry II; he held his first Imperial Assembly there in 1009. The town of Goslar grew up around the imperial residence. The town was to play an important role in the economic operations of the Hanseatic League and achieved great prosperity, which reached a peak around 1450. The revenues from mining, metal production, and trade financed the creation of the late medieval townscape of fortifications, churches, public buildings, and richly decorated mine-owners' residences which distinguish the present-day town.
In 1552 Rammelsberg was taken from the town of Goslar by the Duchy of Brandenburg, which managed it until 1866, when the mining area was seized by the Kingdom of Prussia. Mining and metallurgical operations continued there until the last mine closed in 1988.
The remains of the mining industries include waste heaps from the 10th century and excavated remains of the installations that produced them: the St Johanniskirche (c . 970); ore-transportation tracks of the 12th century: the Rathstiefster tunnel or adit (c . 1150); mining structures of the 13th century: the Tiefer-Julius-Fortunatus tunnel (1585); the overseer's house (c . 1700); Communion Quarry (1768), the Roeder tunnel system, including two well-preserved underground water-wheels (1805): the old office building (1902); the haulage way and vertical shaft with technical equipment (1905); the Gelenbeeker tunnel (1927); the Winkler ventilation shaft (1936); the surface plant complex of 1935-42: and mineworkers' houses from 1878 to 1950.
The town of Goslar likewise preserves evidence of its growth and long identification with the mining industry, with remains from many periods. Among these are the Imperial Palace and the Palatine chapel of St Ulrich (c . 1100): the Frankenburger Church (1130); the antechurch of the former Stiftskapelle (1160), containing the 11th-century imperial throne; the market place fountain (c . 1200); the Frankenburg miners' settlement (c . 1500); many houses of mine-owners from the 14th-16th centuries; and the miners' infirmary (1537).
The town was not significantly damaged in the Second World War and so the historic centre has survived intact, with its original medieval layout and many Gothic, Renaissance and Baroque buildings of high quality.
Source: UNESCO/CLT/WHC


Historical Description

[in French only]
Tant à Rammelsberg que dans le Haut-Harz, les filons métallifères de surface sont connus et exploités dès l'âge du bronze. Ils le sont à nouveau durant le haut Moyen Âge, faisant la richesse des princes qui les contrôlent.
L'histoire métallurgique du Harz renait avec la construction de l'abbaye de Walkenried, entreprise en 1127 par des moines cisterciens venus de France. L'ordre de Cîteaux est réputé pour son intérêt précoce pour l'exploitation minière et son rôle dans le développement de la métallurgie de l'Europe médiévale. L'usage des roues hydrauliques pour améliorer la production des fours à réduction des minerais paraît introduit au début du XIIIe siècle, par les moines dans le Harz. Parmi les vestiges hydrauliques restant de cette période figure l'ensemble des quatre petits étangs de la vallée de Pandelbach, à l'ouest du bien. Un élément hydraulique souterrain médiéval est mentionné, le drain d'Aghetucht, qui remonterait au XIIe siècle. L'étang de Banedik, dans le Clausthal, est également indiqué comme remontant à la fin du XIIIe siècle. Le drainage par galerie et l'usage des roues hydrauliques pour l'exhaure paraissent avoir également été introduits par les moines à cette époque.
L'apogée du monastère se situe à la fin du XIIIe siècle. Il est alors habité par 80 moines et 180 frères convers. Ils contrôlent et dirigent les exploitations minières de la région, jusqu'à la crise du monde médiéval, au milieu du XIVe siècle. Elle paralysa durablement l'activité minière du Harz, entrainant un déclin irréversible de la présence cistercienne.
Initié par le besoin d'argent métallique, le renouveau minier du Harz se produit au début du XVIe siècle. Il se traduit par l'ouverture de nouvelles mines et leur équipement hydraulique progressif, comme à Grube Samson à partir de 1521, dans le Clausthal en 1554, etc. Pour cela, des privilèges d'exploitation sont alors accordés par les différents princes souverains de la région aux habitants mineurs de la montagne (Bergfreiheiten). Ils sont confirmés au XVIIe siècle par leurs successeurs. Le développement minier régional prend alors une grande ampleur. Le système hydraulique et le creusement de puits profonds sont systématiquement développés. Par exemple, entre 1524 et 1561, dix-sept galeries de drainage sont entreprises.
Le Harz devient la région de référence en Europe pour l'exploitation des métaux non ferreux. Elle est l'une des bases majeures du développement et du contrôle du marché européen du cuivre, notamment par la dynastie marchande et financière des Fugger. Elle fournit de nombreux exemples à Agricola et l'inspire pour sa somme De re metallica, l'ouvrage de référence sur les connaissances métallurgiques et minière de la Renaissance (1556).
De nombreuses améliorations sont régulièrement apportées à l'ensemble minier et à son système hydraulique. Par exemple, dès le XVIIe siècle, la maîtrise acquise permet l'abandon de l'usage des chevaux pour les besoins énergétiques de la mine. L'innovation technique permet d'améliorer empiriquement les procédés métallurgiques et d'exploiter de nouveaux minerais, participant à une augmentation significative des productions.
Les règles sociales et administratives mises en place, notamment par les princes de la famille von Braunschweig, Herzog Julius et Herzog Heinrich, ont apporté une stabilité aux exploitants mineurs et elles ont permis l'investissement de longue durée nécessaire à l'édification, parfois très laborieuse, du système hydraulique et minier du Haut-Harz. Par exemple, le drain principal du plateau du Clausthal, aux XVIe-XVIIe siècles, vers la vallée de l'Innerste, a nécessité 120 années de travaux. L'investissement fait appel à des parts financières (Kuxen) d'un type très moderne, acquises tant par l'aristocratie, les grands négociants, que par les villes à l'exemple de la Ligue hanséatique.
Le développement minier régional atteint son apogée au XVIIe et XVIIIe siècle, alors que l'extension du système hydraulique et l'approfondissement des puits se poursuivent méthodiquement. Les principales innovations sont le moteur à eau de G. Winterschmidt (vers 1750) et le grand système de drainage souterrain de Tiefer-Georg-Stollen. Réalisé durant la seconde moitié du XVIIIe siècle par le bureau de coordination administrative des mines (Berghauptmann), c'est alors le plus vaste au monde (18,5 km).
Au XIXe siècle, le Haut-Harz est en pleine activité et il reste l'une des principales sources de savoir-faire minier en Europe, alors qu'apparaissent les grandes innovations techniques de la révolution industrielle en Angleterre. L'excellence acquise dans le domaine de l'hydraulique et la spécificité des filons très profonds du Harz ne rendent pas immédiatement nécessaire l'adoption des techniques étrangères. La machine à vapeur ne joue par exemple qu'un rôle tardif et longtemps secondaire, parce que le compresseur hydraulique lui est jugé préférable.
Plusieurs innovations importantes accompagnent cette période : un ascenseur vertical, à paliers et mû par la force hydraulique pour atteindre des profondeurs de 5 à 700 m (G.L.W. Dörell, 1833) ; le perfectionnement du câble de fil de fer par le principe des torons (W.A.J. Albert, 1834) ; une version précoce de la cartouche d'explosif (F. Schell, 1866).
À nouveau un gigantesque système de drain souterrain, à 400 m sous le Clausthal, est envisagé, à la fin des années 1840, pour accompagner l'approfondissement minier. L'Ernst-August-Stollen est achevé en 1864 (32,7 km).
De nouveaux puits sont mis en exploitation au milieu du XIXe siècle, d'autres sont rénovés comme le Knesebeck, en usage jusqu'en 1974. Les puits Ottiliae et Kaiser Wilhelm II sont dotés des premiers chevalements en acier construits en Allemagne, dans les années 1880. Les premiers grands compresseurs hydrauliques industriels allemands sont mis au point dans le Harz, dans les années 1900.
Toutefois, à partir de cette période et alors que les besoins en métaux non ferreux décuplent sur les marchés, les gisements minier du Harz, déjà largement exploités, entrent en concurrence avec les productions émergentes des autres continents. La mine emblématique de Grube Samson ferme en 1910. Les mines du Clausthal ferment en nombre avec la crise des années 1930. Une reconversion du système hydraulique du Harz à la production d'énergie électrique est alors entreprise, par l'équipement en turbines des puits Ottiliae et Kaiser Wilhelm II.
Une évolution majeure du système de gestion hydraulique et de ses objectifs intervient en parallèle de l'arrêt des dernières mines en activités, dans les années 1960-1970, l'ultime s'arrête en 1992 (Hilfe Gottes). Les équipements électriques sont poursuivis, notamment en dehors de la zone minière historique, mais le Haut-Harz apparaît surtout comme une réserve majeure d'eau potable de qualité au coeur de l'Allemagne. Ses paysages auxquels participent les étangs et les lacs artificiels sont reconnus d'une grande valeur, et il devient une destination touristique populaire. L'État de Basse- Saxe acquiert progressivement la propriété du système hydraulique, entre 1972 et 1981 ; et un système de gestion publique est mis en place. La protection contre les inondations est également un objectif important de la gestion du système hydraulique présent.
La documentation complémentaire du 19 novembre 2009 met en évidence les résultats des recherches historiques et rchéologiques récentes qui montrent le rôle minier majeur joué par l'ordre cistercien dans l'ensemble de la région du Harz, et sa dimension pionnière en Europe. Ces travaux montrent également les liens entre les différents sites miniers du Harz entre eux dans leur influence internationale aux époques moderne et contemporaine.


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