donderdag 19 januari 2012

Iceland, Þingvellir National Park

Þingvellir (Thingvellir) is the National Park where the Althing, an open-air assembly representing the whole of Iceland, was established in 930 and continued to meet until 1798. Over two weeks a year, the assembly set laws - seen as a covenant between free men - and settled disputes. The Althing has deep historical and symbolic associations for the people of Iceland. The property includes the Þingvellir National Park and the remains of the Althing itself: fragments of around 50 booths built from turf and stone. Remains from the 10th century are thought to be buried underground. The site also includes remains of agricultural use from the 18th and 19th centuries. The park shows evidence of the way the landscape was husbanded over 1,000 years.





The Althing and its hinterland, Þingvellir National Park, represent, through the remains of the assembly ground, the booths for those who attended, and through landscape evidence of settlement extending back possibly to the time the assembly was established, a unique reflection of medieval Norse/Germanic culture and one that persisted from its foundation in 980 AD until the 18th century. Pride in the strong association of the Althing to medieval Germanic/Norse governance, known through the 12th-century Icelandic sagas, and reinforced during the fight for independence in the 19th century, have, together with the powerful natural setting of the assembly grounds, given the site iconic status as a shrine for the nation.
Þingvellir (Thingvellir) is where the Althing - an open-air assembly that represented the whole of Iceland - was established in 930 and continued to meet until 1798. Over two weeks a year, the assembly set laws, seen as a covenant between free men, and settled disputes. The Althing has deep historical and symbolic associations for the people of Iceland. Located on an active volcanic site, the World Heritage site includes the Þingvellir National Park and the remains of the Althing itself: fragments of around 50 booths built from turf and stone. Remains from the 10th century are thought to be buried underground. The site also includes remains of agricultural use from 18th and 19th centuries, the Thingvellir Church and adjacent farm, and the population of arctic char in Lake Thingvallavatn. The park shows evidence of the way the landscape was husbanded over 1,000 years.
The assembly had several institutions: the Law Council, five courts and the Lawspeaker. The principal task of the Council was to 'frame the law'. The 12th-century chronicles, the Book of Icelanders (Islendlingabok ) describes the search for a suitable assembly site, convenient for the routes across the island. The site chosen, although towards the south of the island formed a suitable focus for the greatest concentration of the farming population. Remains at Thingvellir include fragments of around 50 attenders' booths. These booths, built from turf and stone with a canvas roof, provided temporary accommodation for those attending the assembly. They were frequently repaired or rebuilt on the same site. Those remaining seem to date from the 17th and 18th centuries (the final flourishing of the Assembly) and to have been built on top of earlier remains.
The hinterland of the Althing was agricultural land on which the prosperity of the island depended. No one now lives in what is now the National Park; three farms in the area when the park was established were bought out and the houses and buildings gradually abandoned. The last residents left in the 1960s. The park landscape contains abundant remains of structures associated with earlier agricultural use of the land, such as houses, outhouses and sheep pens, surrounded by their small subsistence home fields for arable crops and perhaps hay, and a network of tracks linking the farms to each other and to the Assembly site on which they converged. The vast open expanses of land around the enclosed fields was grazing land - for the sheep and cattle of the farms but also to be used by the horses of those attending the Assemblies. There are the remains of six farms, a summer farm or sheiling, a chapel and a brew-house. It is surmised that most of the remains date from the 18th and 19th centuries, although documentary evidence for specific settlements such as the Grimsstadir farm goes back to the 10th century.
The present Thingvellir Church, a protected building, dates from the 1850s, but it is on the site of a much larger church dating from the early 11th century. The neighbouring Thingvellir Farm is a relatively modern building in classic Icelandic form, which now serves as a country residence for the President of Iceland.


Historical Description

[in French only]
L'Islande semble avoir été inhabitée à l'époque où les peuples nordiques arrivèrent au IXe siècle - dans le cadre d'une migration massive en direction de l'ouest venue de Scandinavie, de Grande-Bretagne et d'Irlande. Le peuplement a commencé aux alentours de 870 et l'Islande est considérée comme ayant été entièrement colonisée aux environs de 930, l'intervalle entre ces deux dates étant connu comme « le temps de la colonisation ».
À peu près à la même époque, la migration nordique a atteint les îles Féroé et le Groenland. Dans ces trois lieux, des assemblées nationales d'hommes armés et libres ont été établies dans la tradition germanique mais, contrairement à ce qu'on a pu constater dans les pays déjà peuplés, on n'instaura pas de chefs nationaux ou rois capables de mener la bataille en temps de guerre, essentiellement parce que les îles semblaient offrir une protection stratégique.
En Islande, l'Althing, ou Assemblée plénière, durait à l'origine deux semaines par an et se tenait, comme dans toutes les sociétés germaniques, en plein air. Il avait pour rôle de fixer et de maintenir les lois et de trancher les différends au sein des textes de loi eux-mêmes. Les lois étaient vues comme un accord entre hommes libres, une sorte de contrat social. Elles furent consignées par écrit en 1117-1118 et ont été préservées sous la forme de manuscrits du XIIe siècle.
Le Commonwealth, nom de cette société primitive, était une association libre des principaux chefs du pays. Il n'existait pas de pouvoir centralisé - les institutions gouvernantes définissaient les droits du peuple, mais ne les faisaient pas appliquer. Ses idéaux en matière de lois et de pouvoir - un pouvoir limité par nature et des lois qui, pour le définir, émergeaient au fil des générations, par accord mutuel - étaient chantés dans les sagas islandaises écrites entre le XIIe et le XIIIe siècle.
Au début du XIIIe siècle, la structure administrative commença à se désintégrer, face aux conflits entre les chefs les plus puissants du pays.
À l'époque de l'exode de Norvège et d'autres régions d'Europe, le pouvoir royal dans ces pays restait assez faible. Dans les trois siècles qui suivirent, il grandit jusqu'à devenir beaucoup plus efficace, tant et si bien que, au XIIIe siècle, la force d'un pays était synonyme de contrôle d'un monarque fort. L'Islande choisit de s'aligner sur la monarchie norvégienne en 1262-1264, les chefs conservant largement leur indépendance.
Entre 1262 et 1319, la structure administrative fut amendée pour donner au roi et à ses officiels le droit de faire appliquer les lois et pour permettre au roi de nommer le conseil législatif. Toutefois, il conserva son droit de légiférer.
En 1662, l'« absolutisme » (c'est-à-dire le pouvoir absolu du monarque) fut introduit en Islande, d'où une diminution non négligeable du rôle du conseil législatif, qui continua pourtant d'adopter des lois jusqu'en 1700, mais dans certains domaines seulement. Cependant, dans les cinquante ans qui suivirent, les pouvoirs législatifs de l'Althing finirent par disparaître et, à la fin du XVIIIe siècle, les réunions de l'Assemblée n'étaient plus que l'ombre de ce qu'elles avaient jadis été. En 1789, après un tremblement de terre qui endommagea le site, l'Althing fut transféré à Reykjavik, où il se réunit jusqu'à son abolition en 1800.
Les idéaux du Commonwealth des débuts, exprimés dans les sagas, ont grandement influencé ceux qui, au XIXe siècle, commencèrent à faire campagne pour une Islande libre et souveraine. Les poètes et les auteurs qui reprirent ce thème voyaient Thingvellir comme le lieu abritant l'« âme » et l'« esprit » de la nation islandaise. De même, les artistes étaient inspirés non seulement par le paysage, mais par les évocations des « nobles » systèmes de justice qui y étaient associés.
Cet éveil nationaliste coïncidait avec une vague similaire en Europe, et à une prise de conscience croissante de la valeur spirituelle du paysage. Les sagas islandaises furent traduites et gagnèrent en popularité dans d'autres pays d'Europe. L'Islande commença à être considérée comme dépositaire de la culture nordique, et de plus en plus de touristes commencèrent à se rendre en pèlerinage à Thingvellir.
En 1930, pour coïncider avec les célébrations du millénaire de l'établissement de l'Althing, le gouvernement islandais a officiellement reconnu l'importance de Thingvellir en en faisant un parc national, l'un des premiers en Europe.





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